J'aimerais

Il fut un temps où j'ai voulu, comme dans les tragédies, que mon amour soit parfait, peut-être tragique, mais parfait.
Je m'y suis jetée comme on se jette à l'eau, consciemment et presque en choisissant là ou j'allais plonger, et je m'y suis noyée car je n'avais pas mesuré la profondeur de l'endroit choisi.

Un amour parfait ce n'est pas tous les jours facile à vivre. L'amour parfait doit supporter les humiliations, l'amour parfait doit supporter les insultes, l'amour parfait doit avoir confiance même lorsqu'il se sait trahi, tout cela donne à penser que l'amour parfait est un amour naïf mais l'amour parfait est seulement un amour dans lequel on s'oublie pour ne considérer que l'autre, la peine de l'autre, le destin de l'autre, son aboutissement.

Il fut un temps où mon amour parfait fut ébranlé, j'avais beau me dire " je serais peut-être la seule, je serais peut etre prise pour une folle, je serais peut etre malheureuse, mais je resterai, car je l'aime" une amertume lancinante accompagnait mes pensées et s'infiltrait lentement dans mon coeur.

De s'être trop longtemps contenu, d'avoir tout supporté, il explosait, en milles morceaux, de rage de colère et de rancoeur . Puis calmé, il ramassait lentement lui même ses morceaux, en se disant qu'il n'avait pas respecté son engagement, que ce n'est pas parce que l'autre n'était pas parfait que l'amour ne devait pas l'être.

Puis peu à peu j'ai abandonné l'idée de perfection, et de ma noyade il n'est resté que l'eau dans mes poumons, l'incroyable envie d'inspirer de l'air frais et l'impossibilité de le faire. Comme un radeau de bois auquel on s'accroche pour ne pas sombrer, j'ai essayé de me concentrer sur les choses positives, j'ai même essayé de croire que ce n'était que de ma faute, j'ai même réussi à m'en convaincre. J'ai même été malheureuse. Mais que repondrait-on a un suicidé qui se plaindrait à présent d'être mort?
NOn je n'avais pas le droit de me plaindre, sinon ce n'était plus un sacrifice à l'amour, sinon c'était un amour interessé, sinon ce n'était plus un amour donné gratuitement..


Pourtant, est -ce mal de vouloir se sentir aimée ?
J'aimerais
# Posté le lundi 22 janvier 2007 17:29
Modifié le mardi 23 janvier 2007 17:50

.

Quand je dis que je me sens seule
On me regarde bizarrement parce que j'ai des amis

Mais je sais qu'au fond même eux n'ont pas compris
Je sais qu'ils m'aiment

mais jai besoin de plus
j'ai besoin de quelqu'un qui m'explique
j'ai besoin de quelqu'un qui comprenne
enfin , HEUREUSEMENT qu'ils sont là tout de même.


Oh oui même moi je "critique" ces gens comme moi, mais qu'est ce que ça fait mal d'entendre dire " c'est bizarre " .
J'suis bizarre alors.
J'suis pas normale alors.

C'est pas vraiment que je suis toute seule.
C'est juste que certaines personnes m'ont abandonné.
Evidement ceux qui m'aiment et que j'aime, ils sont là, mais ils ne sont pas là pour combler les vides laissés par les autres.

Il ya des paroles sortant de la bouche de certaines personnes qui blessent
plus que d'autres
Une certaine incomprehension
qui fait mal
Je suis comme une feuille sur laquelle on a gribouillé
Qui comprendra que si l'on efface tout j'aurais a nouveau envie de dessiner ?
Des dessins laids.





IL ya une chanson, quand je l'écoute, jai beau connaitre les paroles, dans ma tête elle sonne comme un " reviens .. reviens..".
# Posté le dimanche 21 janvier 2007 19:14
Modifié le lundi 22 janvier 2007 06:30

Mais

A quoi ça sert.

J'en suis au point où même si j'étais en face d'eux, je resterai là, les bras ballants, muette.

Car il n'y a rien a dire, rien à comprendre.


Les mots.
# Posté le dimanche 21 janvier 2007 18:57

Cela aurait pu être.

De toutes les gamines blondes, brunes, rieuses, les joues pleines de fossettes que vous croisez, vous est-il déjà arrivé d'imaginer qu'elles offrent leur corps pour quelques mots de réconfort ?

Ces femmes au visage fatigué que vous croisez dans les supermarchés, vous doutiez vous du drame de leur vie ?

Ces jeunes filles brisées par le désir d'un homme, converties en ombres par le viol, les voyez vous encore ?

Celles qu'on a abandonnées, celles qui se retrouvent seules un jour, pas si seules qu'elles ne le pensaient. Le père parti, la famille contre, une jeunesse écourtée, des responsabilités trop lourdes, toute une vie à gérer... Qui peut leur repprocher d'avoir peur ?

Elles ont 15, 18, 23, 30 ans ou plus. Leur vie elles ne savent pas trop ce qu'elles en font, alors quand l'occasion de la maitriser se présente elles sautent dessus. Contraintes matérielles, raisons affectives, il existera toujours une excuse , bonne ou mauvaise, personne ne peut ni n'a le droit d'en juger.

Et personne ne pourra non plus juger la peine de la femme qui pleure son enfant perdu.





(Je ne suis pas contre l'avortement je suis même pour car j'estime que c'est un choix personnel. L'éthique n'est pas la même pour tous. Cependant on ne peut pas nier qu'une femme qui avorte, qu'elle l'aie désiré ardemment ou non, perd son enfant..)*
# Posté le mardi 09 janvier 2007 18:37

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Finalement peut etre que celui qui parle le plus à mon coeur
Je ne le voyais pas
Car il en était trop près.
# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:17
Modifié le jeudi 25 janvier 2007 12:05